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Poème "REVIVRE" par Myriam
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REVIVRE
RépondreSupprimerRetrouver, serein
Les passages effacés
D’une existence presque vaine
Et ces visages
Qui nous comprennent
Et ces rivages
Qui nous recueillent
Agonisants
Et qui accueillent
Bien que laissés pour morts
Ces repus du dortoir
Lassés d’être encore vivants
Errant, égarés
Dans des lieux trop arides
Cherchant, sans compter
Le temps avide, qui nous ride
À bout de maux
Feindre l'absence
Fuir les non sens
Et tous les fardeaux
D'un monde trop dense
Pour être beau
Jusqu’à son impasse
Étouffer les larmes
Noyées de néant
Qui nous lassent
Qui nous livrent
Un avenir troublant
Qui neutralisent
Les sourires
Et pourtant
Poursuivre son cours, au cœur de l’étang
Malgré les frissons souvent déchirants
Qui nous glacent au-dedans
Lutter pour survivre
Aux grands déchirements
Nos angoisses dérivent
Changer pour un temps
Jurer, faire serment
N’achever que l’orgueil
Mais la vie, et les deuils
Imposent leurs tourments
Et trembler, comme les feuilles
À l’incontournable saison
Qui éraille, qui déraille, nos austères illusions
Et se dérober les êtres
Qui nous veulent
Plus forts qu'affalés
S'envoler les cris
Que l’on pousse
Dans le morne silence
Pour contrer l’impuissance
D’une forêt désolée
Puis, faire la guerre
Aux prétendus sanguinaires
Aux trouble-fête qui ont volé, sans doute
L’invincible espoir
Masqué, brillant,
Qui renaît dans le noir
De tout son pouvoir
Jaillir malgré nous
Grandir malgré tout
Confondre la raison
Saisir la passion !
À bout de forces, à bout de voix
Brandir l’avenir
Qui me porte
Qui t’escorte
Sur la ronde des perdus retrouvés
En chemin pour l’éternité
Qui exhibent l’élixir
Une plume à la main
Pour scander le refrain
De la liberté
Mille et unes mélodies
Fières et sans mercis
Martèlent leurs rythmes
Cadencent nos pas
La musique, nos joies d’enfance
Étrangle les grands
Qui se font violence
À force d’être las
D’être loin
De n’être pas
De ne pas « être »
Des êtres…
À Christine
Et au courage de tous ceux
Qui font face à la musique
Aux jours des épreuves
Qui les rendent plus grands, plus forts, plus vrais
Plus eux…
Et qui savent transmettre le flambeau
Aux êtres qui se perdent à trop, à trop…
Se faire autres pour les autres